La bière, amie ou ennemie du sportif ?

Bière par Marina

Bonjour les athlètes, j’espère que vous allez bien et que vous progressez vers votre objectif !

 

L’alcool, et en particulier la bière, ont une place importante dans les évènements sportifs. Consommée pour fêter la fin d’une épreuve (qu’elle ai été réussie ou non), on lui attribue des propriétés bénéfiques pour la récupération, notamment grâce à sa teneur en vitamines et minéraux. Mythe ou réalité ?

 

Effet de l’alcool sur l’hydratation

A la fin d’une épreuve d’endurance ou en fin d’entrainement, il est essentiel de s’hydrater afin de combler les pertes hydriques générées pendant l’effort. Vous allez me dire “super, dans la bière, il y a de l’eau!”. Sauf que plusieurs études ont montré que l’alcool agit sur une substance (la vasopressine) qui intervient dans la fabrication des urines. L’alcool perturbe l’action de la vasopressine ce qui a pour conséquence d’augmenter le volume d’urine fabriqué (vous avez forcément déjà constaté cet effet lorsque vous avez consommé de l’alcool).  Cet effet serait proportionnel à la concentration en alcool de la boisson et serait notable à partir de 4% d’alcool.

 

Effet de l’alcool sur la récupération musculaire

Plusieurs études ont montré que la consommation d’alcool perturbe la réparation des lésions causées aux muscles pendant l’effort. Il faudrait donc éviter de consommer des boissons alcoolisées pendant la phase de récupération qui suit un effort musculaire intense ou de longue durée. L’ingestion régulière d’alcool après l’effort pourrait augmenter le risque de blessures musculaires.

 

Effet de l’alcool sur la synthèse de glycogène

Après un effort prolongé, la consommation de glucides pendant la phase de récupération permet de reconstituer rapidement les stocks de glycogène au niveau du foie et des muscles. Ces stocks sont nécessaires au bon fonctionnement de différents organes pour lesquels le glucose reste le carburant privilégié. La consommation d’alcool après un effort modifie le métabolisme du glucose en perturbant son stockage dans le foie et les muscles. Selon plusieurs études, cet effet est observable même à une concentration faible d’alcool. La consommation de boisson alcoolisée doit particulièrement être évitée à la suite d’épreuves d’endurance de longue durée et d’intensité modérée à élevée.

 

Effet de l’alcool sur le sommeil

La qualité du sommeil est fondamentale dans le processus de récupération pour un sportif d’endurance. Cette phase de repos permet au corps de traiter / réparer les dommages causés (notamment) par l’activité sportive. Un sommeil de qualité réduit la fatigue et de fait, réduit les risques de blessures. Beaucoup de personnes ressentent une facilité à s’endormir après avoir consommé de l’alcool. En effet, il a été montré que l’alcool réduit la latence d’endormissement. Cependant, l’alcool impacte aussi la qualité du sommeil en réduisant les phases de sommeil profond qui sont les périodes les plus réparatrices.

 

 

Mon avis

De la même façon qu’il est évident que consommer une tartiflette la veille (ou juste après) d’un effort prolongé et d’intensité élevé, il vaut mieux éviter de consommer de l’alcool (même une petite bière) au moins 24h avant et 24h après l’épreuve. Si vous voulez profiter des vitamines B et du potassium contenus dans la bière, vous pouvez toujours opter pour de la bière sans alcool (de nombreuses marques s’y mettent). Ainsi on garde la convivialité et les bulles sans les effets négatifs de l’alcool.

 

Photo par Marina

Recherches utilisées pour trouver cet article : alcool synthèse glycogène

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