Prépa trail 45km : 4e mois, je doute

doute par Geralt

 

L’avantage de s’engager devant plusieurs centaines de personnes à faire un trail de 45km quand on n’a jamais couru plus de 10km c’est qu’on ne peut pas faire demi-tour.

Certains se disent peut-être que cet engagement ne changerait rien pour eux. Perso, ça me met un peu (beaucoup) la pression !!

A vrai dire, c’est aussi pour ça que j’ai annoncé cet objectif sur le blog…ça m’évite de faire marche arrière avec une tonne de bonnes raisons valables 😉

 

L’inconnu

En ce début de 4e mois, l’élan de motivation, la sensation que tout est possible et qu’il est sûr et certain que je vais y arriver se sont fait la malle.

A la place les doutes envahissent ma tête. 

Est-ce que je ne suis pas folle de me lancer dans un objectif qui me semble si lointain ? Est-ce que je peux vraiment y arriver ? Est-ce que mes capacités pourront vraiment se développer pour courir 45km dans 9 mois ?

 

J’ai commencé à regarder les courses intermédiaires sur lesquelles m’inscrire. Jusqu’à 10km, je me projette facilement. Je me dis que même si je n’arrive pas à faire les 10km en 1h, ça ne remet pas forcément en cause le trail du Beaujolais vert. Mais est-ce qu’un semi-marathon au mois d’avril c’est réaliste ? Et ce trail de 30 km à Angers début juin ?

Pour le trail à Angers, la question ne se pose plus…entre le moment où j’ai consulté le site internet pour me renseigner sur le parcours la première fois et le moment où j’y suis retournée pour m’inscrire, il n’y avait plus de place !

 

En fait, j’ai réalisé que je suis entrée dans une phase de la préparation que je n’ai jamais expérimenté. La remise en forme des 2 premiers mois, je connais !! C’est, à peu de chose près, ce que je fais chaque année quand je me remets à courir après avoir arrêté pendant quelques semaines ou quelques mois. Je sais qu’au début, chaque séance est pénible, que mon coeur s’emballe facilement, que les courbatures sont fréquentes. Mais je sais aussi que 3 à 4 semaines suffisent en général à me sentir de plus en plus à l’aise. Alors que maintenant, l’objectif n’est pas simplement de me sentir bien dans mes petites sorties tranquilles. L’idée, c’est de progresser ! Et de progresser à la fois en distance et en vitesse !

 

Je suppose que ce sont des sentiments normaux et fréquents. Vous les avez déjà ressenti ? Comment avez-vous surmonté ces doutes ? Ou peut-être que finalement, vous les avez laissé prendre le dessus ?

question par Geralt

 

NON, je ne dois pas laisser ces doutes me guider ! Il me faut un plan de bataille pour reprendre le dessus.

 

Jeune femme recherche mental d’acier pour aller au bout de son défi !

Je fais le point en essayant d’être objective (et de me rassurer) :

Côté entrainement : j’ai un plan en 4 étapes qui semble cohérent. Il est basé sur des programmes intermédiaires qui sont bien notés par d’autres sportifs. Je suis assidue dans ma prépa, 80-90% du programme respecté, c’est bien, non ? Je peux adapter facilement le programme en fonction de mon évolution. Tout semble logique mais pourquoi ai-je des doutes ?

Côté alimentation : pas de soucis de ce côté 😉 Je vais avoir des tests à effectuer au fur et à mesure que j’allonge les distances. Ça me permettra de trouver ma meilleure stratégie d’alimentation selon la distance, le terrain et l’heure de la course.

Côté mental : c’est ce point là que je n’avais pas anticipé et qui se transforme en boulet que je tire à chaque entraînement. Je suis de nature optimiste mais je crois que ça ne va pas suffire cette fois-ci ! Comment font les athlètes professionnels pour se forger un mental d’acier ? Je dois booster mon mental mais je ne sais pas comment m’y prendre ?

 

Après réflexion, je n’ai pas choisi l’option de Grégoire Chevignard dans son livre “De mon canapé à la course à pied la plus dure du monde”. Je ne vais pas me lancer un défi encore plus gros de façon à ce que mes 45 km semblent insignifiants.

J’ai pris l’option : je dévalise la bibliothèque à la recherche du livre qui me donnera la recette pour avoir un mental de champion !

bibliothèque par jarmoluk

Déception ! Je n’ai trouvé que 4 livres qui correspondent à ma requête.

En attendant de les lire et de vous parler des meilleurs pour développer un mental de winner, partagez-moi dans les commentaires, les livres qui vous ont aidé à surmonter vos doutes et vos barrières mentales !

 

4e mois : je m’accroche au programme

Côté entraînement, pour ce 4e mois, je continu le programme “développer ma vma”. J’en bave pour le fractionné mais heureusement la 2e séance hebdo est à chaque fois une sortie en endurance fondamentale que j’apprécie énormément…je me dis que je suis peut être un peu flemmarde quand même. Du coup je profite du home trainer de mon chéri pour lier l’utile à l’agréable en pédalant tout en regardant des vidéos !!

Je ne ressens pas encore les bénéfices du fractionné ce qui alimente aussi mes doutes. La théorie c’est bien beau mais la pratique est souvent différente !! J’ai prévu d’attaquer un programme 10km en 1h à partir de la 2e quinzaine de janvier. J’espère que ces 2 programmes cumulés vont porter leurs fruits et ENFIN améliorer ma vitesse et mon aisance respiratoire.

Et vous, quel est votre meilleur conseil pour avoir un mental d’acier ?

Sportez-vous bien !

Elodie

Photos par Geralt, Jarmoluk

Recherches utilisées pour trouver cet article : prépa trail 45 km en 4 mois,recette prépa trail

Vous aimerez aussi...

4 réponses

  1. Richard dit :

    Bonsoir Elodie ! Si ça peut te soulager j’etais dans le même esprit que toi à l’idee De faire mon premier marathon…pourtant j’avais déjà réalisé plusieurs semi et même un 30km. Mais rien qu’à l’idée de me dire qu’il fallait faire le double de km (par rapport à un semi) j’avais mon cœur qui s’accélérait^^Je m’etais fixé un objectif de temps et plus je me rapprochais du jour J et plus je me disais que jamais j’allais y arriver ! Une fois sur la ligne de départ je me demandais vraiment ce que je faisais là. Le dernier tiers de la course a été un calvaire! Et je me suis dit, on oublie l’objectif de temps et on le finit! Je n’ai eu que cette pensée en tête tout le reste de la course! Et je l’ai finit! Au final je suis marathonien, je sais maintenant à quoi m’attendre sur cette distance et j’ai pu préparé mon second marathon plus sereinement et avec un objectif de temps! Donc pas de frayeur à avoir, ton but premier est d’aller le plus loin possible et de franchir cette ligne d’arrivée! Tu vas y arriver !!!

    • Elodie Cluzeau dit :

      Merci beaucoup Richard pour ton partage d’expérience ! Ça fait du bien de lire que je ne suis pas la seule à ressentir ces doutes. Je vais essayer d’y aller étape par étape et de garder mon objectif en tête 🙂
      Bonne continuation

  2. Bourgade Cyril dit :

    Bonsoir Elodie,
    je prépare également un trail de 40 kms en montagne, prévu pour début avril…
    Comme toi, je n’ai jamais été aussi loin en distance, maxi 25 kms…
    Du coup, pour parfaire ma préparation, j’ai choisi de faire un trail de 33 kms avant (début mars), mais avec + de dénivelé !
    Comme toi, j’ai des doutes, et je suis bien moins assidu que toi sur ma prépa. Pourtant, je le prend avec philosophie, et je mettrais le temps qu’il faudra pour les finir. Du moment que je prenne du plaisir.
    Bon courage, et surtout gardes la notion de plaisir, celle qui fait avancer.
    Et c’est sur celui-là que je stresse !

    • Elodie Cluzeau dit :

      Bonjour Cyril, merci beaucoup pour ton partage ! C’est rassurant de voir que je ne suis pas la seule à me poser ces questions. Je partage ton approche avec le trail intermédiaire de 33km. Je continue mes lectures sur la prépa mentale mais le sujet est vaste alors je tâtonne un peu. Je me rend compte qu’en se fixant des objectifs qui nous challengent, ça permet de garder de la motivation alors continues sur ta lancée !!! Reste à l’écoute de ton corps et tout devrait bien se passer 😉 Bon courage

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *