Vivre sainement : mes difficultés au quotidien

boulet

Bonjour les athlètes, j’espère que vous allez bien et que vous progressez vers votre objectif !

 

On a tous des moments de fatigue et de démotivation où l’envie de rester affalé dans le canapé avec des chips, gâteaux ou bonbons (pour ma part ce serait des M&M’s) est bien plus forte que nos bonnes résolutions et nos objectifs sportifs ou de bien être. Dites-vous que malgré tout ce qu’on peut voir, entendre ou lire, l’herbe n’est pas souvent plus verte ailleurs ! Même si les photos des réseaux sociaux peuvent être une source d’inspiration, rappelez-vous qu’elles ne reflètent qu’un infime instant de la vie d’une personne et qu’elles ne sont que le reflet de ce que son auteur veut bien nous faire voir.

 

L’idée du thème de cet article n’est pas de moi, mais de Laura du blog Sans sucre s’il vous plait. Elle a créé un évènement inter-blogueurs sur le thème “Vivre sainement, mes difficultés au quotidien”. Elle invite tous les blogueurs qui le souhaite à écrire un article sur le thème choisi et en fait ensuite un recueil mis gratuitement à disposition des lecteurs. J’ai moi-même organisé un évènement inter-blogueurs en début d’année sur le thème “Le déclic qui m’a conduit à changer pour une alimentation plus saine”.

 

On a tous nos moments de démotivation et ça fait aussi du bien de se rendre compte qu’on n’est pas tout(e) seul(e) à vivre des passages difficiles. Tout comme les belles réussites sont inspirantes, apprendre des échecs et des épreuves des autres peut aussi nous servir, c’est pourquoi, aujourd’hui je partage avec vous 2 de mes plus grosses difficultés et les moyens que j’ai mis en place pour passer au delà (j’ai encore des loupés) !

 

Difficulté n°1 : Mon attirance pour le sucré

Je dirais que c’est une des difficultés que j’arrive le mieux à gérer aujourd’hui (en même temps ça fait longtemps que je la traine alors j’ai pu expérimenter pas mal de choses 😉 ). Je ne suis pas adepte des bonbons (sauf les M&M’s) mais plutôt tout ce qui est biscuit, gâteaux, brioches, chocolats…Comme beaucoup de gens, je suis capable d’en manger quand j’ai faim (jusque là tout est normal) mais aussi quand je n’ai plus faim et même si j’ai tellement mangé que mon estomac est au bord de l’explosion (bon là, j’exagère un peu). J’en ai aussi envie quand je suis fatiguée ou quand j’ai un coup de blues, bref, je suis comme beaucoup de gens.

biscuits

Maintenant, passons aux choses qui m’ont aidé à me détacher de cette difficulté (de l’action la plus simple pour moi à la plus dur) :

arrêter d’acheter ces produits qui me font craquer et à la place j’ai à disposition des fruits frais, des fruits séchés et des oléagineux ; beaucoup plus sain et nourrissant pour un en-cas (attention ce n’est pas parce que c’est sain qu’on peut s’autoriser le grignotage) ;

faire les courses avec le ventre plein car dans ce cas-là, c’est beaucoup plus facile de résister à la tentation d’en acheter que lorsque j’ai les crocs ;

me récompenser avec un aliment qui me fait plaisir après une belle réussite : par exemple quand je me suis motivée à faire ma sortie longue alors qu’il pleuvait averse ou me faire plaisir au restaurant quand je n’ai pas mangé de biscuits et gâteaux depuis plusieurs semaines ;

découvrir que je peux supporter et apprivoiser la faim : depuis que j’ai expérimenté le jeûne intermittent, j’ai pris conscience que même si je ressentais la faim, j’étais capable de résister sans que ce soit la fin du monde. J’ai aussi pu constater qu’en modifiant le rythme de mes prises alimentaires, je pouvais avoir moins d’attirance pour les produits sucrés. Même si j’ai fais le choix de ne pas continuer le jeûne intermittent, ça a beaucoup changé ma vision sur ma capacité à me détacher de la nourriture ;

mieux écouter mon corps : depuis que je consomme beaucoup plus de matières grasses (attention à ne pas manger n’importe lesquelles), j’ai moins d’attirance pour le sucré et je me rend compte que ce que mon corps me réclame le plus, ce n’est pas le sucre mais le gras. En effet, il n’y a rien de vital à consommer des produits contenant du sucre ajouté alors que certaines matières grasses sont indispensables à la vie !

 

 

Difficulté n°2 : Des objectifs trop ambitieux ?

J’adore les proverbes, je trouve qu’ils sont souvent tellement justes et pleins de sens.

“Il faut toujours viser la lune car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles”, vous connaissez ?

fusée

 

Benh pour une fois, je n’aime pas ce proverbe ! Je suis du style à vouloir mener pleins de projets en même temps et du coup, à force de viser la lune pour chaque projet, je finis par ne plus dépasser l’atmosphère terrestre. C’est comme ça que je me retrouve si souvent à délaisser le sport et mon envie d’apprendre à courir sur des plus longues distances. Ce qui est très démoralisant, à quoi bon démarrer un nouveau programme de course si je laisse tomber dans 1 mois ?

 

Ce sont mes études et mes expériences professionnelles qui m’ont apporté plusieurs outils très utiles pour mieux gérer cette difficulté :

gérer mes projets et prioriser : qu’est ce qui est vraiment important pour moi maintenant ? Est-ce que je veux vraiment courir le marathon dans 8 mois ou est-ce que je préfère m’accorder du temps pour apprendre la photo ? J’ai compris que si je voulais aller au bout de quelque chose (sans tomber dans l’épuisement), je ne pouvais pas tout faire en même temps, donc il vaut mieux mener 1 à 2 gros projets par an et les mener à leur terme plutôt que de commencer 3 ou 4 projets et de ne pas avancer (ça ne sert à rien de vous dire, “je fais le marathon de Paris dans 4 mois” si vous n’avez pas plus de 2h par semaine pour vous entraîner que que vous n’avez pas fait de sport depuis 5 ans).

 

définir un objectif SMART : une fois que j’ai choisi le ou les projets, je me fixe un objectif pour chacun d’eux en utilisant la méthode SMART. Plus l’objectif sera clair et plus ce sera facile de mettre en place des actions pour le mener à bien. En gros, se dire “je vais faire la diagonale des fous” c’est pas la même chose que “dans 1 an, je cours la diagonale des fous et je suis finisher”.

cible 2

accomplir les “grosses actions” en premier : dans une semaine, on a toujours des grosses actions à accomplir (rendre un dossier important, écrire l’article du blog pour jeudi, faire une sortie longue…) parmi d’autres tâches moins importantes (aller faire les courses, prendre rdv chez l’ostéopathe…). Pour être sur de réaliser ces grosses actions, je me bloque impérativement du temps dans mon agenda pour les réaliser et je m’oblige à les faire en 1e pour être ensuite libérée et vaquer à des tâches moins importantes. Selon le niveau de concentration nécessaire, je coupe le téléphone et la messagerie, je ferme la porte pour m’isoler…bref je ne suis dispo pour personne.

 

déléguer : j’ai compris que je ne pouvais pas tout faire avec mes petits bras alors j’essaie de dispatcher les tâches qui peuvent être réalisées par d’autres personnes (dans la vie perso, ça peut être de se répartir les tâches ménagères à 50/50 avec son conjoint ou de payer une femme de ménage pour les faire ou encore de faire faire l’entretien du jardin par le fils des voisins qui veut se faire un peu d’argent de poche…). De cette façon, je me dégage du temps pour faire du sport par exemple.

 

ne pas louper 2 fois de suite : une fois que j’ai défini mon/mes objectifs (avec la méthode SMART), je m’oblige à suivre le programme. Qu’il pleuve, que je sois fatiguée ou peut importe l’excuse, je me tiens à ce que j’avais prévu. En cas de vraiment gros problème ou énorme manque de motivation, je m’autorise à faire une entorse 1 fois (par exemple sauter un entraînement ou la rédaction d’un article du blog) mais jamais 2 fois de suite sinon c’est le début de la fin. Plus on est régulier dans le programme et plus il sera facile d’atteindre l’objectif ! C’est souvent la régularité qui paie et qui permet de faire les efforts les plus simples.

succès

La saison dernière, j’ai fais des progrès en utilisant ces outils. J’ai revu mes objectifs sportifs à la baisse afin de les rendre réalistes et en phase avec mes priorités du moment (en utilisant la méthode SMART). J’ai donc réduit mon volume d’entraînement mais au moins j’ai réussi à maintenir un niveau minimum et à garder de la régularité. Ca m’a aidé à être plus indulgente avec moi-même et ça a renforcé ma motivation à faire plus de sport en continuant sur cette lancée. Maintenant que la rénovation de ma maison est sur la fin, je vais pouvoir attaquer la nouvelle saison sportive avec de nouveaux objectifs plus ambitieux…je vous en parle prochainement dans un autre article.

 

Et vous, qu’est ce qui vous aide à surmonter vos difficultés ?

 

 

Photos par Geralt, Steve Pb, Neu Pady, Tero Vesalainen, Onuromeryavuz.

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