1 mois sans gluten : les bénéfices et les galères !

Comme moi vous lisez pleins d’infos positives (ou pas) sur le gluten. Vous vous demandez si le “sans gluten” peut vous être bénéfique pour améliorer vos performances, digérer plus facilement ou simplement vous sentir mieux dans votre peau ?

Voici mon expérience, ce que j’ai appris sur moi-même, sur l’alimentation et sur l’impact du sans gluten.

Pourquoi j’ai tenté cette expérience 1 mois sans gluten ?

J’ai mené cette expérience sans trop savoir quoi en attendre et sans à priori. Je n’avais jamais identifié de lien direct entre ma consommation de produits contenants du gluten et d’éventuels désordres digestifs.

Malgré ça, l’expérience a été surprenante. Je vous dis tout dans la suite de l’article.

Tout d’abord, quelles sont les raisons qui m’ont poussées à tenter cette expérience ?

Raison n°1 : nous méritons le meilleur

Notre corps est une machine exceptionnelle et je pense qu’elle mérite le meilleur pour rester performante et en bon état le plus longtemps possible. La recherche (et l’expérimentation) de moyens pour être mieux dans mon corps, c’est une façon de prendre soin de moi et de mieux me connaître. Attention à toujours garder son esprit critique pour ne pas se mettre à tester des choses trop farfelues voir même dangereuses.

Raison n°2 : ne croyez pas les autres sur parole, TESTEZ

Lire et écouter les autres c’est intéressant mais tant qu’on ne passe pas à l’action, on reste toujours sur des hypothèses. J’aime tester les choses par moi-même et je vous invite à en faire autant. Pensez à rester le plus objectif possible.

Avez-vous déjà fait l’expérience du jeûne intermittent ou l’arrêt du sucre ? Pour découvrir mes expériences, cliquez ici pour lire le défi 1 mois sans sucre ajouté (un succès) et ici pour l’expérience 1 mois de jeûne intermittent (un échec).

Raison n°3 : et si je découvrais d’autres façons de cuisiner et de nouvelles saveurs ?

Avez-vous déjà remarqué l’omniprésence du blé dans notre alimentation ?

Fouet ayant servi pour faire un gâteau sans gluten.

Les pâtes, le pain, les cakes, les pizzas, les biscuits, les pâtisseries, les gâteaux apéro…sans compter tous les produits industriels dans lesquels du gluten est ajouté pour ses propriétés qui offrent une texture incomparable.

Rien que pour ça, je trouve que ça vaut le coup de tester de nouvelles façons de cuisiner.

Avant de passer à mon expérience, un rappel sur le gluten.

Le gluten c’est quoi ?

Le gluten se forme lorsque certaines protéines (comme celles contenues dans le blé) réagissent avec l’eau pour former une substance visqueuse qui s’apparente à de la glue (d’où le nom du gluten).

Les aliments contenant du gluten sont composés des céréales suivantes : blé (froment), épeautre, petit épeautre (engrain), kamut, orge, seigle, avoine.

Ce gluten est merveilleux car il permet d’obtenir des pâtes levées, moelleuses et aérées (comme on les aime tant). Franchement un gâteau bien gonflé ou une tranche de brioche bien moelleuse c’est quand même l’extase, non ?

Sauf que chez certaines personnes, ce gluten est mal (voir carrément pas du tout) supporté.

Intolérance au gluten, sensibilité, allergie ou maladie cœliaque ?

On peut avoir des soucis avec le gluten de plusieurs façons.

La maladie cœliaque (intolérance au gluten) est la forme la plus sévère mais aussi très peu répandue (1 à 1.5% de la population). La paroi de l’intestin est en permanence agressée occasionnant des diarrhées, des douleurs abdominales ou des carences causées par une malabsorption des nutriments L’exclusion des aliments contenant du gluten est obligatoire.

Epi de blé contenant du gluten

Ensuite, il y a l’allergie au blé. C’est encore plus rare que la maladie cœliaque (0.1% de la population). Les signes sont similaires à d’autres types d’allergie (eczéma, ballonnements, diarrhées, urticaire, œdème de Quincke…). L’éviction du blé est nécessaire là aussi.

Enfin, il y a des personnes qui souffrent d’hypersensibilité au gluten. C’est sur cette partie là qu’il y a beaucoup de débats !

On retrouve des symptômes qui se rapprochent de la maladie cœliaque et du syndrome de l’intestin irritable : douleurs abdominales, gaz, ballonnements, transit irrégulier, diarrhées… Et on ne pense pas toujours que le gluten peut être en cause.

Dans ce cas d’hypersensibilité, le gluten c’est plutôt la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il est peut être un agresseur mais n’est pas forcément le seul responsable des problèmes intestinaux. Il vient alors révéler une fragilité de notre intestin qui peut être causée par :

  • les effort d’endurance de longue durée,
  • une alimentation pauvre en micronutriments et antioxydants,
  • une flore intestinale en mauvais état,
  • la prise de médicaments,
  • le stress,
  • les peurs alimentaires.

Pourquoi ça peut être problématique pour le sportif ?

Traileurs en pleine course. Pendant l'effort d'endurance les intestins subissent des traumatismes.

Les sports d’endurance sont traumatisants pour nos intestins. Entre les ischémies, les ondes de choc et les radicaux libres, c’est quand même exceptionnel qu’ils s’en sortent aussi bien dans la majorité des cas.

Chez la plupart d’entre nous, le gluten n’aura aucun impact. Par contre, pour certains (et d’autant plus si votre muqueuse intestinale est déjà fragilisée), le gluten pourrait amplifier l’altération de la muqueuse intestinale.

Un intestin endommagé a des retentissements directs chez le sportif avec un inconfort entraînant un mal-être nuisible à la performance, des difficultés à digérer correctement, une sensibilité accrue aux infections.

Pour ces raisons, ça peut être intéressant de tester de réduire ou de retirer temporairement le gluten de votre alimentation (en particulier dans une période d’endurance chargée ou autour d’une compétition). Identifiez les changements éventuels et adaptez si besoin votre alimentation en fonction de ce que vous ressentez.

Maintenant, revenons-en à mon expérience.

Quels bénéfices j’ai retiré de ce défi 1 mois sans gluten ?

Un bénéfice courant : digestion plus facile et moins de fatigue

L'alimentation sans gluten m'a redonné de l'énergie.

Comme beaucoup de personnes qui testent le sans gluten, je me suis sentie moins fatiguée après les repas comme si la digestion me demandait moins d’énergie.

Concrètement ça s’est matérialisé par une sensation de légèreté et je n’ai pas ressenti le besoin de faire des siestes après le déjeuner (alors que c’est mon petit rituel).

Après réflexion, il est possible que ce soit l’absence de gluten qui facilite la digestion. Mais ça peut aussi provenir du fait que spontanément, j’ai peut être fait des repas un peu plus léger (j’aurais dû noter tout ce que je mangeais pour comparer) ou que j’ai privilégié des glucides à IG plus bas.

L’effet le plus inattendu : petite perte de poids.

Quelques jours après avoir démarré cette expérience 1 mois sans gluten, je me suis rendue compte que j’avais perdu 1 kg sans rien faire d’autre que d’avoir arrêté le gluten. J’avoue que je ne sais pas très bien comment expliquer ça. Peut être un transit amélioré ou moins de rétention d’eau. Ça pourrait venir de la consommation d’aliments ayant un IG plus bas que le blé. Toujours est-il que maintenant que ce mois sans gluten est fini, je suis de retour à mon poids habituel 😉

L’effet le plus génial : la découverte de nouveaux ingrédients et de nouvelles recettes

C’est sans aucun doute, l’effet le plus intéressant pour moi qui n’ai pas de difficulté significative à digérer le gluten. J’ai testé des recettes à base de farine de riz (la plus neutre en goût), de sarrasin (la plus connue), de millet (goût original) ou de châtaigne (la plus gourmande). J’ai utilisé des flocons de pois cassés, de pois chiches et de millet pour confectionner des porridges.

Recette de gâteau sans gluten moelleux pour la récupération

Envie d’un cake moelleux sans gluten ? Cliquez ici pour la recette.

Et vous allez voir dans le prochain paragraphe, cuisiner sans farine de blé, ce n’est pas toujours évident 😀

Quels sont les freins/pièges/difficultés que j’ai rencontré en arrêtant le gluten ?

Le plus galère : concilier alimentation sans gluten et vie sociale c’est galère

Clairement, à mes yeux, c’est LE point noir du sans gluten. Il est présent tellement partout que s’en passer quand on mange chez les autres ou au restaurant ça devient le parcours du combattant. Si bien qu’à chaque fois que j’ai mangé hors de chez moi, j’ai du faire des concessions.

J’ai pris conscience de 2 choses. La première c’est que la farine de blé est un pilier de l’alimentation occidentale. La 2e, c’est que les personnes qui ont des hypersensibilités majeures et celles qui sont intolérantes vivent une vraie galère.

Sinon, l’aliment qui m’a le plus manqué, ça a été le pain mais heureusement, j’ai découvert une super recette de pancake sans gluten express au sarrasin que j’ai fait TRES souvent.

Le plus énervant : le prix et la composition des produits du commerce

Je ne suis déjà pas adepte des produits transformés mais j’ai quand même jeté un oeil à ce qui se fait dans le commerce. J’ai été super énervée le jour où je me suis rendue compte que ces crozets n’étaient pas qu’au sarrasin !!! On est à la limite de l’info mensongère.

Sinon j’ai pris conscience que les produits industriels sans gluten sont à des prix exorbitants et avec une composition qui fait peur tellement elle est longue.

En fait, essayer d’imiter la texture d’un produit à base de gluten c’est vraiment compliqué. Constitués d’amidons et de fécules, ces produits industriels sont loin d’être idéaux pour les sportifs.

Moralité, le fait maison, c’est bien mieux !

Le plus chronophage au quotidien : cuisiner autrement

En faisant cette expérience 1 mois sans gluten, j’ai eu l’impression de revenir quelques années en arrière quand j’ai commencé à faire la cuisine

J’ai dû

  • trouver de nouvelles recettes (malgré moi j’avais l’impression que je pensais qu’à des plats à base de blé)
  • apprendre à cuisiner sans farine de blé (j’ai raté plus de plats en 1 mois qu’il n’y a de doigts sur mes mains)
  • trouver des alternatives quand les auteurs culinaires proposent de mettre des amidons/fécules (leur IG crève le plafond),
  • ajuster des recettes pour avoir un résultat qui me convienne au goût et à la texture (la farine de blé, ça a un goût très neutre comparé à pleins d’autres farines).

… Bref, ça prend vachement de temps de cuisiner autrement… Mais heureusement en 1 mois, j’ai pu dompter quelques recettes que je compte bien garder !

Expérience 1 mois sans gluten : conclusion

En premier lieu, ce défi m’a conforté dans le fait que je n’avais pas de difficulté majeure à digérer le gluten. Néanmoins, j’ai quand même ressenti des bénéfices sur ma digestion et mon niveau d’énergie au quotidien.

J’ai pris conscience de la galère de manger sans gluten d’un point de vue social à cause de l’omniprésence du blé. De plus, le prix des produits transformés est exorbitant ce qui doit représenter un marché très juteux pour les industriels. Aussi, leur composition est effrayante par le nombre d’ingrédients et sa complexité. L’ajout d’amidon et autres texturants est loin d’être anodin pour le sportif.

Enfin, cette expérience a été une chance de découvrir de nouvelles façons de cuisiner et de remettre en question la place majeure du blé dans les pays occidentaux.

Pâtes aliment contenant du gluten

Y’a pas que les pâtes dans la vie du sportif. Y’a aussi le sarrasin, le riz, le maïs, le quinoa, le millet… 😉 Surtout à l’approche d’une compétition !!

Est-ce que mon expérience vous donne envie de tester le sans gluten ? Si vous avez déjà essayé, qu’avez-vous ressenti ? Enfin, si vous avez des recettes sans gluten à me suggérer, je suis preneuse !

“Sportez-vous” bien !

Elodie

Photos par : Michal Jamro, Ponce photography, Picjumbo_com, Jeshoots_com, Kurious

Musique par httpswww.soundcloud.comikson

Recherches utilisées pour trouver cet article : sportif endurant le sans glutin et nuisible a mes performances
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3 réponses

  1. Marvin dit :

    Je suis totalement en accord avec votre article. Après avoir réduit le gluten j’ai (re)découvert des goûts et de nouveaux aliments.
    Depuis maintenant quelques années j’ai drastiquement réduit le gluten, alors que je manger de pâtes presque une fois tous les 2 jours. Je l’ai fait simplement par envie, pour essayer.

    Même conséquence que vous, notamment un apport en énergie et une meilleure digestion. Cependant, je ne le supprime pas non plus totalement, mais j’ai réduit sa consommation et je ne m’en porte pas plus mal. On ne le dira jamais assez, il faut manger varié !

    Bon courage pour la suite de ce super blog et vos super vidéos !

  2. Roman dit :

    Merci pour cet article complet et objectif.
    Pour ma part, je me demande depuis un moment si mes poignées d’amour ne sont pas les conséquences du Gluten dans mon alimentation.
    J’adore les pâtes, mais je vais peut-être les réduire pour faire mon propre test.
    Excellente continuation

    • Elodie dit :

      Bonjour Roman et merci. C’est une piste à explorer en effet. Tiens-nous au courant de tes essais 😉

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